Née le 27 mai 1920 à Nantes, Gabrielle aurait eu cent ans l'année prochaine, un anniversaire qu'elle se faisait une joie de fêter, si la camarde n'avait pas eu la très mauvaise idée, le dimanche 22 décembre 2002, il y a 17 ans aujourd'hui, de la faire basculer dans l'indescriptible et l'innommable.
Mais en ce jour de commémoration, alors que je lève la rituelle coupe de champagne à sa mémoire toujours aussi vivace, j'ai le grand plaisir de vous annoncer deux excellentes nouvelles pour 2020 :
  • la première, chronologiquement, c'est la publication, en avril, d'un roman inédit, Les Héritages, aux éditions Christian Bourgois, où La Mort de C. était paru en 1975. Relatant un siècle dans la vie d'une maison, Séléné, ce beau texte est l'occasion de suivre une galerie de personnages, locataires ou propriétaires de cette étrange demeure, qui vont traverser la riche Histoire du 20ème siècle, mais c'est également un beau portrait kaléidoscopique de Gabrielle, dont on devine l'ombre derrière chacun des protagonistes ;
  • la seconde, en novembre, concerne un projet déjà ancien, souvent ajourné et finalement abandonné par les éditions Verticales : la réédition du chef d’œuvre de Gabrielle, Hemlock, qui ressortira dans une version révisée par l'auteur, cette fois aux éditions Quidam, avec une préface de Karine Cnudde, et peut-être d'autres surprises. Dans ce triptyque, Gabrielle explore les destins de trois meurtrières qui ont, chacune à leur manière, marqué l'Histoire : Beatrice Cenci ; la marquise de Brinvilliers et Augusta Fulham, et dont les actes criminels font écho à ceux d'Hemlock, double de Gabrielle, dont la relation amoureuse avec H., narrée en italique, vient rythmer les trois récits funestes.
J'aurai bien évidemment le plaisir de vous entretenir de ces projets à venir dans les prochains mois. Mais qu'on se le dise déjà : 2020 sera wittkopien ou ne sera pas !