On ne sort pas indemne des écrits de Gabrielle Wittkop. Son œuvre, qui fore au plus intime de la psyché et confronte le lecteur à ses plus intimes effrois, n'est pas de celles qu'on repose négligemment après lecture, pour retourner à ses occupations quotidiennes. C'est l'expérience qu'a vécue Estelle Ogier en parcourant les macabres poèmes des Litanies pour une amante funèbre, dont la réédition le 27 mai 2017, aux éditions du Vampire Actif, dans leur collection Les Échappées, a permis la (re)découverte de la seule œuvre poétique de Gabrielle, initialement publiée en 1977. Marquée au fer rouge de sa lecture, elle a arpenté les terres de la Wittkopie avec l’œil aiguisé de celle qui ne s'en laisse pas compter et qu'une fréquentation ancienne des noirs poisons de l'art a rendue attentive aux plus subtiles variations de la plume. Forte de cette plongée en apnée, elle nous est revenue porteuse d'un superbe article pour le site Zone Critique, intitulé "Gabrielle Wittkop, révélatrice des suprêmes métamorphoses", illustré d'un magnifique tableau de Michel Ogier que lui a librement inspiré la lecture du recueil, "Les Chauves-souris", article et tableau que vous pourrez admirer ici.